COMMENT TRAVAILLER LES ÉTUDES DE CHOPIN? →     Introduction     op. 10 n° 1     op. 10 n° 7     op. 10 n° 12 (vidéo)     op. 25 n° 11 (vidéo)     op. posth. n° 1 (vidéo)
COMMENT JOUER LISZT PLUS FACILEMENT ET PLUS CORRECTEMENT? →     Citations de Liszt et Chopin     Sonate en si mineur     Mazeppa     Feux-follets

Technique pianistique - Glossaire

3. Pont et grue de Neuhaus

“Je me suis souvent efforcé d’expliquer ce qu’était l’aisance, comparant le bras, y compris l’épaule et le bout des doigts, à un pont suspendu, dont l’assise serait d’un coté la tête de l’humérus, de l’autre le doigt sur le clavier.
Pont souple, aux appuis solides et résistants. (Dès que la main et les doigts s’élèvent au-dessus du clavier, la comparaison ne vaut plus. Mieux vaut alors imaginer une grue .)”
Heinrich Neuhaus - “L'Art du piano”, p. 104, Éd. Van de Velde, Paris 1971

Chez H.Neuhaus (► Bibliographie), le terme “pont” correspond à une fixation de l’appareil moteur qui permet de transmettre l’impulsion issue de l’épaule vers le fond de la touche. Cette comparaison, bien que très imagée, possède un petit inconvénient, car elle suggère la stabilité d’un grand objet inerte, alors qu’en réalité la main ne repose pas immobile au fond du clavier, mais il lui arrive seulement d’y reposer, le plus souvent pendant des fractions de seconde.

Pour faire simple, obtenir un “pont” revient à ouvrir délicatement par impulsions le bras et l’avant-bras au niveau du coude (cette question est abordée en détail dans les chapitres 1 et 2). Il faut également être conscient de l’ordre de l’apparition des phénomènes physiques: “le pont”, c’est-à-dire l’appui de l’épaule, son “contact” avec le fond de la touche, apparaît seulement APRÈS la production du son par la corde . L’arrivée du son anticipe donc le “pont” de quelques millisecondes. Quelle en est la raison? Lisez le point 5.2 du chapitre 5.

“La grue” quant à elle, représente le contraire du “pont”, c’est-à-dire un état dans lequel la main est suspendue au-dessus du clavier sans aucun point d’appui. En moyenne, la main reste dans cette position de 90 à 95% du temps du jeu (c’est ce que l’on appelle le vol plané).

Plus le jeu est rapide et plus l’alternance pont/grue devient fréquente, ce qui aboutit, dans les passages les plus rapides, à ce que l’on appelle des secousses du bras, c’est-à-dire des impulsions très fréquentes issues de l’épaule - cf. chapitre 8 point 8.4.3.

 

OUVREZ “Opinions sur le site des internautes et de mes élèves”
OU
↓ Passez le curseur sur le texte ci-dessous ↓
  • 01.jpg
  • 02.jpg
  • 03.jpg
  • 04.jpg
  • 05.jpg
  • 06.jpg
  • 07.jpg
  • 08.jpg
  • 09.jpg
  • 10.jpg
Vous êtes ici : Info 2 3. Pont et grue de Neuhaus